31.08.2007

Adhésion de la Turquie : le reniement

Tout au long de la campagne électorale présidentielle, Nicolas SARKOZY a promis de s’opposer à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. S’il est un des engagements auquel beaucoup de Français ont cru, c’est bien celui là. Je dois le reconnaitre moi aussi. Car cela fait des années que le Président a toujours été opposé à cette dilution de l’Europe. C’était d’ailleurs un de nos points d’accord.

Malheureusement, dans son discours devant les ambassadeurs le 27 août dernier, le Président a cédé à la pensée dominante bruxelloise. Il a accepté d’ouvrir les chapitres des négociations d’adhésion.

Ce qui avait été présenté en juin comme une mesure technique, « la France n’avait pas mis son véto à deux chapitres mineurs des négociations », devient la règle.

Le Président se réfugie derrière l’idée fumeuse d’une commission sur le devenir de l’Europe dans 20 ans pour habiller ce volte-face.

Après la signature du fameux mini-traité, qui ressuscite une Constitution Européenne que le candidat disait morte ; après les courbettes devant les ministres des finances de la zone euro, voilà donc le troisième reniement d’engagements de campagne.

Tous les Français qui avaient cru qu’avec Nicolas Sarkozy la France allait redevenir maîtresse de son destin, ne peuvent que déchanter. Derrière ces renoncements successifs, il y a, malheureusement, le constat que la Présidence Sarkozy débute comme celle de François Mitterrand ou de Jacques Chirac : après avoir gagné l’élection sur le thème « la France est de retour », on gouverne en obéissant à Bruxelles devenu le nouveau maître.

Or, si l’on veut de vrais résultats dans notre pays, tant dans le domaine économique que dans ceux de la sécurité ou de l’immigration, il faut desserrer ce carcan européen qui n’a rien à voir avec la belle idée européenne. En un mot, il faut rebâtir l’Europe sur des bases saines.

Nicolas Sarkozy aurait pu être celui-là, malheureusement sa volonté n’était qu’une tactique de prise de pouvoir et il lui manque aujourd’hui le courage d’aller au-delà des simples bonnes intentions. Il se condamne de fait, en ne conquérant pas pour la France une nouvelle marge de manœuvre, à reproduire les échecs des gouvernements précédents.

Par Nicolas Dupont-Aignan

25.08.2007

Une politique étrangère inquiétante

La politique étrangère est un domaine où la France n’avait pas besoin de la fameuse « rupture » chère au Président de la République.

Si l’on écarte en effet la politique européenne, le bilan diplomatique de Jacques CHIRAC impose le respect général. Au fil des ans et dans la droite ligne de la 5ème République, il a su bâtir une politique étrangère cohérente et forte de sens.

Malheureusement, comme je le craignais avant l’élection présidentielle, les premiers pas diplomatiques de l’Elysée ne peuvent qu’inquiéter.

Pourquoi voler ainsi au secours d’un Président BUSH à bout de souffle et infléchir la ligne de la France en Irak au moment où les faits nous donnent raison ?

Le voyage de Bernard KOUCHNER à Bagdad révèle ce besoin permanent des milieux atlantistes de plaire, voire de complaire au pouvoir américain qu’ils confondent d’ailleurs avec le peuple américain.

AZNAR, BERLUSCONI ET BLAIR disparus, est-il honorable de vouloir les remplacer ?

Comble de l’absurde, Bernard KOUCHNER cautionne de fait la présence des troupes américaines en Irak au moment où Hillary CLINTON demande leur retrait ainsi que la démission du Gouvernement fantoche à la botte des forces d’occupation.

Dommage que le Président de la République n’ait pas saisi l’occasion de ses vacances aux Etats-Unis pour s’adresser au peuple américain qui se prépare à choisir un nouveau président et une autre politique !

Quant à la triste affaire des infirmières bulgares, mérite-t-elle tant de fanfaronnades ? Fallait-il pour briller le temps d’un « coup de com », céder à ce chantage et payer si cher leur libération ?

Pourquoi refuser la prolifération en Iran et la nourrir en Lybie ? Peut-on faire confiance à un dirigeant qui a fait exploser en vol des avions civils ? Toutes ces questions en démocratie sont légitimes.

Enfin le discours de Dakar, qui a suscité un tollé en Afrique, comme la visite à Omar BONGO ont-il un sens pour démarrer la nouvelle politique africaine tant vantée ?

Au terme de cet été, j’espère que le Président de la République comprendra qu’une politique étrangère digne de ce nom s’adresse aux peuples de la Terre plutôt qu’à la seule opinion nationale.

Cohérence dans la durée et coups médiatiques ne font pas bon ménage, surtout pour les éditorialistes des journaux étrangers qui sont moins dociles que ceux de chez LAGARDERE ou DASSAULT. Une politique étrangère n’est pas là pour servir l’image du Président, mais pour servir celle de la France.

 Par Nicolas Dupont-Aignan

21.08.2007

Une rentrée périlleuse

Après quelques semaines d’interruption, je reprends aujourd’hui mon blog. Que les internautes me pardonnent cette absence. Reconnaissons-le, cela fait du bien de reposer l’esprit, de prendre du recul sur l’actualité, de réfléchir différemment !

Mais le temps de la rentrée est venu et il y a beaucoup à dire sur cet étrange été qui a suivi l’élection présidentielle.

La France, ou plus exactement l’image qu’en forgent les médias souvent complaisants, semble ainsi sous hypnose. L’agitation tout azimut du Chef de l’Etat monopolise, je dirais même plus, sature les écrans et les journaux.

Le décalage entre les paroles et les actes « même s’il n’est que très rarement relevé par les observateurs » s’accroît démesurément. Combien de temps nos compatriotes supporteront-ils ce mode de fonctionnement ? Comment les Français réagiront-ils lorsque les faits s’imposeront à eux ?

Sur la politique européenne, j’ai déjà pointé avant les vacances l’ampleur de la contradiction, je pourrais même dire de la trahison. Affirmer pendant la campagne que la Constitution Européenne est morte et signer un mois après un mini-traité qui en reprend la totale substance, cela n’est pas banal ! Parcourir les départements marqués par les délocalisations en s’en prenant à juste titre à « l’euro cher » puis s’incliner devant les ministres de l’euro-groupe à Luxembourg, il faut oser. Ce que certains nomment habileté s’apparente plutôt au syisme, auquel nous avaient habitué les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy, et avec lesquels ce dernier justement, avait promis de rompre.

Mais surtout, et c’est bien là le plus grave, ces deux revirements majeurs mettent en péril la stratégie audacieuse de sortie de crise du Président de la République. En effet, en avalisant la Constitution Européenne, sans obtenir aucune compensation sur l’euro de la part de l’Allemagne, la France est privée du seul moyen de relancer son économie (voir mon article du 21 juillet dans l’hebdomadaire « Marianne »).

Avec un euro toujours surévalué, le pacte fiscal du Gouvernement risque bien de se transformer en boulet fiscal. Se priver de 13 milliards de recettes fiscales pour honorer des promesses électorales clientélistes, sans prévoir les économies budgétaires qui permettraient d’éviter l’explosion du déficit, relève d’un certain amateurisme.

On se croirait revenu en 1981, quand François Mitterand voulait, coûte que coûte, respecter les promesses de campagne.

Bien sûr, je crois utile comme le Président de la République, de réduire les droits de succession des classes moyennes ou de limiter les charges sociales. En revanche, je crois que par idéologie et par fanfaronnade, le pacte fiscal va trop loin surtout dans un contexte de « l’euro cher » et saigne l’économie française.

Quand je disais cela au mois de juin, on me regardait de travers. Aujourd’hui, malheureusement, les chiffres commencent à inquiéter les économistes : record du déficit du commerce extérieur au 1er semestre, croissance lente au 2ème trimestre, atonie de la production industrielle et poursuite des délocalisations.

S’attaquer à la pensée unique, comme l’a fait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne est une bonne chose à la condition, bien évidemment, de se donner ensuite dans les actes, les moyens de sa politique. Les réformes structurelles sont indispensables certes, mais il faut mettre de l’huile dans les rouages et faire sauter alors le carcan de « l’euro cher ».

Se refusant à aller au bout de sa logique, privilégiant les coups de com sur la cohérence des mesures, je crains, qu’une fois de plus, la France aille dans le mur des contradictions politiques et de la démagogie électorale.

L’automne dira, si je fais preuve d’un pessimisme excessif ou si je mets le doigt sur les dégâts des contradictions permanentes entre les discours et les actes.

Nicolas Dupont-Aignan

10.08.2007

Saverdun, manifestation anti-ogm

Que nos élus de droite comme de gauche se préoccupent de l’implantation des cultures OGM dans notre département, je ne peux que m’en réjouir.

Malheureusement, dans de nombreux cas, la législation en vigueur sur les cultures OGM n’est pas respectée, notamment en ce qui concerne les déclarations auprès des communes et préfectures.

Cependant, je ne soutiendrais pas la manifestation annoncée sur Saverdun, ne serait-ce qu’à cause de la présence des militants de la Confédération Paysanne qui engagent de nombreuses actions au mépris de nos lois.

S’afficher aux cotés de ces personnes c’est avaliser leurs méthodes.

Je souhaite que chacun prenne la mesure de ses actes, les cultivateurs d’OGM en respectant leurs obligations déclaratives, leurs opposants en faisant remonter leurs inquiétudes et argumentaires par les voies légales afin que le sujet soit étudié en toute sérénité dès le mois de septembre, lors du Grenelle de l’environnement demandé par le Président de la République au lendemain de son élection.

Philippe Martinez-Mateos

Responsable départemental

06.08.2007

Universités d'été 2007 DLR

Les universités de rentrée de Debout la République se tiendront les samedi 8 et dimanche 9 septembre à Dourdan, Essonne.
L'accès est réservé aux adhérents à jour de cotisation 2007 (possibilité de renouveler sur place), dans la limite des places disponibles.
Formulaire d'inscriptions sur le lien suivant :
http://www.debout-la-republique.fr/legislative2007/IMG/pd...

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