29.11.2008
Contrôler les esprits plutôt que convaincre
Au moment où Debout la République franchissait avec un incontestable succès l’obstacle de son Congrès fondateur, rassemblant dimanche dernier plus de 1000 personnes à la Mutualité, la petite politique, médiocre et mesquine, continuait à aller bon train.
Réaction de l’UE face à la crise, loi sur l’audiovisuel et travail dominical, ponctuaient une semaine qui, décidément, avait décidé de ressembler aux précédentes.
Le « plan de relance européen », comme l’ont pompeusement baptisé certains observateurs pour sauver la face de l’Europe supranationale et ménager l’Allemagne (qui porte une écrasante responsabilité dans ce fiasco), est une pure vue de l’esprit.
Pour l’essentiel, il n’est, en effet que l’addition des plans de relance nationaux qu’à défaut de vouloir démultiplier en les coordonnant, on se contente d’additionner, comme on ajoute des carottes et des choux fleurs, en les emballant dans un joli papier cadeau bleu étoilé.
Il est très dommage que l’Europe n’ait pas voulu saisir cette chance historique qui lui aurait permis d’affirmer son efficacité et, partant, sa légitimité. Quels effets gigantesques aurait eu un vrai plan de relance européen, mobilisant en les articulant les ressources nationales et recourant en même temps à un emprunt européen massif, par le biais de la BEI !
Mais, pire encore, l’Europe bruxelloise empêche les Etats-nations de palier sa propre incurie, en maintenant « en tendance » l’objectif des contraintes de Maastricht, auxquelles les pays-membres devront dès 2011 se conformer à nouveau… En clair : « Relancez autant que vous voulez, mais pas trop, pas trop longtemps et puis… soyez sous les 3% dès 2011 ! » Dans le genre contradictoire et paralysant, on ne saurait mieux faire. A nouveau l’UE ne fait pas, fait mal et empêche les Etats de faire. Et il y en a encore qui prétendent pompeusement que « l’union fait la force »…
La réforme de l’audiovisuel public vaut, elle aussi, son pesant de mensonge et de mystification. Certes, il est louable de vouloir mieux gérer la télévision publique en rationalisant ses structures. Il est également souhaitable de supprimer une partie de la publicité de ses antennes, ainsi que DLR l’avait réclamé, à tout le moins pour les publicités alimentaires durant les programmes pour les enfants et les jeunes.
Mais bien sûr, pour être cohérent, cela implique une réelle mobilisation de moyens pour compenser les pertes de ressources - voire les remettre à niveau (par rapport à la BBC britannique ou à la ZDF allemande) – afin de maintenir et même redresser la vocation qualitative de la radio-télévision française.
Mais hélas, rien de tout cela dans la politique de l’Elysée : une recherche presque « punitive » de compression tous azimuts de la dépense publique, conjuguée à la volonté de faire plaisir aux amis du Président (auxquels, cette fois, sera offerte sans contrepartie réelle la manne publicitaire prise à France Télévision) et assortie, en l’espèce, d’une volonté de mise au pas sans précédent des médias. Comment comprendre autrement l’acharnement de Nicolas Sarkozy à vouloir nommer personnellement le futur directeur unique de France Télévision ? Comme si, à défaut de pouvoir convaincre les esprits, on cherchait purement et simplement à les endoctriner… Espérons que les journalistes de France Télévision, de radio France (mais aussi ceux de l’AFP, prochains sur la liste) sauront se mobiliser pour empêcher ce nouveau recul, majeur celui-là, de notre démocratie !
Enfin, que dire de l’instauration du travail dominical ? Le bon sens comme l’analyse plus poussée des choses conduisent à en rejeter le principe même, à quelques très rares exceptions près. C’est bien pourquoi tant de parlementaires UMP et Nouveau Centre ont finalement déterré la hache de guerre contre le gouvernement. Ces parlementaires courageux - excédés ? – ne doivent pas se laisser impressionner par les menaces des ténors de la Sarkozie, car une immense majorité de Français les soutient. Ils ont bien compris qu’on ne fera pas plus de croissance avec cette mesure, qu’on ne s’en tiendra pas dans les faits à une démarche reposant purement sur le volontariat, mais qu’on déstructurera un peu encore une société déjà mise à rude épreuve par la crise naissante…
Ainsi donc, la semaine écoulée a ressemblé à celles qui l’ont précédée : l’impuissance publique mène à la démagogie et la démagogie, à la volonté de contrôler les esprits. Mais tout cela aura une fin. C’est à cette fin, pour que la France connaissent enfin le nouveau départ auquel ils aspirent, que Debout la République contribuera désormais en tant que formation politique à part entière.
A très bientôt.
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28.11.2008
Questions à... Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne - « Ni euro-ronchons ni béni-oui-oui »
Le Point : Vous avez transformé votre club Debout la République en un parti politique. Quelle sera sa vocation ?
Nicolas Dupont-Aignan : Nous voulons insuffler un peu d'oxygène face au PS et à l'UMP, l'un qui se déchire, l'autre qui ne dit rien. Défendre des valeurs gaullistes qui sont d'actualité et modernes, plus encore aujourd'hui, en pleine crise financière. Enfin, nous souhaitons apporter des réponses de fond dans un monde politique qui s'apparente de plus en plus à un immense show.
Qui sont vos militants ?
Le parti en compte près de 10 000. Ils viennent principalement de l'UMP, du MPF de Philippe de Villiers et du MRC de Jean-Pierre Chevènement. Des villepinistes nous ont également rejoints. Par ailleurs, Facebook nous apporte une forte visibilité auprès des jeunes.
Quelle sera votre stratégie lors des européennes ?
Nous présenterons des listes dans toutes les circonscriptions, sauf dans les DOM-TOM. Trois sont déjà bouclées. Nous ne ferons pas d'alliances, car l'idée est de faire du neuf. Nous y allons avec la volonté de présenter une alternative, un plan B. Nous ne serons ni euro-ronchons ni béni-oui-oui.
Propos recueillis par Saïd Mahrane (source : Le point.fr)
11:27 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ariege, dupont-aignan, le point, élections européennes
27.11.2008
"La démocratie" des petites phrases
Dimanche, à la Mutualité, il s’est passé quelque chose. Toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette journée ont eu le sentiment de vivre un tournant. La naissance d’un vrai mouvement politique.
L’affluence (plus de 1 000 personnes alors que nous en attendions 600), le nombre de jeunes, la diversité des soutiens, le sérieux des débats constituent un formidable encouragement pour toute l’équipe DLR.
Par contraste la manière dont il a été rendu compte de ce congrès ne peut que surprendre, décevoir même.
Un journaliste connu me disait hier « quand on voit les heures d’antennes consacrées au psychodrame du PS, on ne peut manquer de s’interroger sur notre raison d’être ».
Bien sûr je n’escompte pas la même couverture. A l’évidence, beaucoup de médias ont fait écho de notre congrès (à la notable exception de France 2, RTL et Europe 1).
Pour autant, à quelques exceptions près, on a le sentiment que le fond des choses, le contenu, les idées, n’intéressent plus personne.
De mon discours, seul le passage sur l’UMP ou le PS ont été retenu. Rien sur l’analyse de la crise financière pourtant d’actualité, rien sur les moyens d’en sortir, sur la réforme de l’Europe ou sur la vision de la France que j’ai voulu détailler.
Or, comment faire vivre une démocratie, comment nourrir le débat public si les médias se concentrent uniquement sur l’accessoire pire l’accessoire des deux grands partis ?
Pourquoi s’étonner alors de voir les Français se ruer sur Internet ou les chaînes de la TNT qui laissent un peu plus de place au débat ?
A entendre certains journalistes, je suis convaincu qu’ils en souffrent autant que nous.
Mais derrière cet assèchement de l’échange intellectuel n’y a-t-il pas une volonté, consciente ou non, de normaliser la vie politique française à deux mouvements qui pensent la même chose sur l’essentiel ? Ou alors est-ce de la résignation, étant entendu que les engagements européens et internationaux de la France ne laissent plus aucune marge de manœuvre à la démocratie ?
Hors du bipartisan bien obéissant à la pensée unique, point de salut, à tout le moins de confort ?
Moyen bien commode de mettre le peuple français sous tutelle un peuple qui ne l’oublions pas a toujours été rebelle, par exemple, il n’y a pas si longtemps, en mai 2005.
Même si la tâche est difficile, nous ne devons pas nous décourager, la campagne européenne de 2009 sera l’occasion de parler aux Français !
Raison de plus pour nous mobiliser.
Par Nicolas Dupont-Aignan
18:03 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ariege, dlr, démocratie, 09
24.11.2008
Message de Nicolas DUPONT AIGNAN
Chers compagnons,
Vous avez été plus de 1000 hier à la Mutualité pour lancer le grand rassemblement gaulliste et républicain.
Votre présence chaleureuse a révélé la force de nos soutiens à travers le pays et je tiens le plus sincèrement du monde à vous en remercier.
Il nous reste maintenant à transformer l’essai. C’est tout l’enjeu des prochaines élections européennes où nous allons offrir aux Français le choix du Plan B, seul capable de changer en profondeur l’Europe.
Je vous invite à ne pas relâcher l’effort. Je sais combien la tâche est ardue. Pour autant, elle est exaltante car ce qui est en cause aujourd’hui c’est la liberté des Français de maîtriser leur destin.
Je compte sur vous.
Fidèlement
Nicolas DUPONT AIGNAN
23:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congres, fondateur, ariege, debout, republique
15.11.2008
Congrès du 23 novembre : ils répondent « présents » !
Compagnons de route de la première heure, gaullistes de toujours fidèles à leurs convictions, républicains qui n’abandonnent pas, citoyens de bonne volonté qui veulent que les choses changent enfin, ils sont nombreux à avoir bâti Debout la République par leur travail d’élus, de militants et de sympathisants. Plusieurs d’entre eux témoignent du sens de leur engagement et du pourquoi de leur présence à la Mutualité, le 23 novembre.
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Christine Annoot, Président départemental du Calvados, Adjoint au Maire de Lisieux, chargé des affaires sociales
Parce que je me suis toujours fait une certaine idée de la France et de la République et que je ne peux me résoudre à voir notre pays et notre République menacés de s’éteindre, je me suis dès 1999 engagée auprès de Nicolas Dupont-Aignan.
Et si je suis encore là 10 ans après c’est que mes convictions n’ont pas faiblies et que la tâche ne me fait pas peur. Et la tâche qui nous attend n’est pas facile.
Elle n’est pas facile parce que le projet France construit génération après génération, siècle après siècle est en panne.
Le résultat est aujourd’hui évident : la République, moteur et ciment de l’unité nationale, de notre volonté de vivre ensemble est cassée.
Alors parce qu’en démocratie il y a toujours une autre politique possible, Debout la République s’est fixé pour objectif de présenter aux Françaises et aux Français un nouveau projet national.
Mon engagement, c’est qu’ensemble on redonnera un sens à l’homme, un sens à la vie de notre pays et à l’engagement politique :
dans une République rénovée, dans une France souveraine et une Europe indépendante
pour retrouver une croissance tournée vers l’emploi et non vers la spéculation boursière
pour rétablir la cohésion sociale et nationale. Tout est à repenser. Tout est à reconstruire. C’est cela qui me rend enthousiaste.
Thomas Mann disait : " être jeune, c’est être spontané, c’est oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre".
Debout la République est jeune. Nous sommes la relève, et la relève elle agira … pour ne jamais subir.
Jean-Pierre Enjalbert, Président départemental du Val d’Oise, Conseiller général, Maire de Saint-Prix
J’ai adhéré à Debout la République il y a plusieurs années car c’est le seul mouvement politique qui sait concilier une vision européenne et mondiale réaliste avec la nécessité de toujours de servir l’intérêt supérieur de notre pays. En devenant un parti à part entière, DLR va accroître son audience et la force de son message vers nos concitoyens. C’est une nécessité au moment où le désarroi des Français ne cesse de grandir.
Thierry Grégoire, Conseiller Municipal du Touquet Paris Plage - 62 - Délégué National & Président Départemental Union des Métiers de l’Industrie de l’Hôtellerie – UMIH
Ce Congrès fondateur sera un moment essentiel pour Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan, à cette date un signal fort sera envoyé à l’ensemble des français, de la classe politique et médiatique. Cet acte fondateur positionnera Debout la République comme une force politique alternative, moderne et forte de propositions lors des prochaines échéances électorales ; la diversité des adhérents ayant rejoint notre mouvement, sans cesse croissant, démontre l’attente, l’intérêt du projet et des idées porté par Nicolas Dupont-Aignan.
Au-delà des sensibilités et des clivages politiques, Debout la République doit être le catalyseur, le porte parole des 16 millions de français trahis lors du référendum de 2005 et de tous les français déçus de cette politique déréglé : la restitution de la démocratie aux citoyens, doit être notre leitmotiv.
Venez nombreux à notre congrès fondateur si vous voulez que votre voix soit entendue pour une France de demain meilleure, une France rassemblant toutes les énergies au service d’une vision à long terme pour notre pays, c’est pour cela que je soutiens Nicolas Dupont-Aignan.
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public
C’est une grande satisfaction que de voir Debout la République s’ériger en parti politique à part entière et j’y adhère avec conviction. Cette formation est désormais la seule qui puisse accueillir les promoteurs du modèle républicain et des valeurs gaullistes, abandonnées et même directement menacées par les autres partis.
L’UMP n’est plus qu’une officine de marketing politique peuplée d’opportunistes prêts à tous les renoncements pour satisfaire leurs différentes clientèles. Ses dirigeants n’ont plus ni conviction ni ligne de conduite et girouettent dans tous les sens au gré de l’influence des médias, des lobbies et du marché.
La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum, suffit à démontrer le mépris dans lequel les principaux partis tiennent les décisions populaires tout en se gargarisant cependant du mot « démocratie ». Leur adhésion au communautarisme et à la discrimination positive (c’est-à-dire au passe-droit ethnique et sexuel), leur abandon à peine camouflé des principes de laïcité et d’égalité devant la loi et leur empressement à ratifier des traités qui consacrent la confiscation des pouvoirs nationaux par une Union européenne a-démocratique et fortement anti-républicaine les discréditent définitivement.
Il était urgent qu’apparaisse non pas un simple courant mais un réel parti orienté vers la restauration de la dignité de la France et la défense des valeurs républicaines. Ce sera chose faite le 23 novembre.
François Morvan, Vive la République
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut le rassemblement de toutes les bonnes volontés, dans un parti indépendant des machineries politiques vendues à l’oligarchie médiatique et financière en faillite.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il incarne la rigueur et la volonté au service de l’intérêt général, parce qu’il veut la démocratie par le peuple et pour le peuple.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut une France capable d’entraîner les nations européennes dans une nouvelle perspective.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce que la crise globale de l’humanité exige l’imagination au pouvoir et que seuls l’amour de la liberté et le socle des valeurs républicaines peuvent la féconder.
Rachel Roussel, Secrétaire départementale du Var
J’ai pendant toutes ces dernières années suivi un homme politique qui défendait les valeurs de la famille, la probité en politique et la souveraineté nationale dans l’Europe des nations mais celui-ci a laissé tombé le flambeau que NDA a su reprendre avec panache et volonté.
Je retrouve chez lui, ce qui a motivé mon engagement initial dans un autre parti il y a une quinzaine d’années, qui sont toutes ces qualités d’homme de valeurs et de convictions, fidèle à un idéal avec en plus son attachement à l’esprit gaulliste.
Homme libre, humain, proche des gens, sincère et honnête mais aussi ouvert, moderne et constructif il représente pour moi le futur leader dont la droite française a besoin.
C’est pourquoi je soutiens donc NDA et DLR dans lequel je souhaite jouer un rôle actif.
Je serai donc présente au congrès fondateur de DLR du 23 novembre car ce sera pour moi la façon de montrer mon engagement tout en faisant participer les personnes que j’ai déjà commencé à rassembler dans le Var et qui ont envie de vivre l’aventure de DLR.
Ce congrès sera je l’espère une grande tribune pour diffuser nos idées et un renouveau de la vie politique en montrant qu’une autre voie est possible en dehors des appareils des grands partis et dans le respect des valeurs républicaines qui nous sont chères.
Laurent Seurot, Responsable national DLJ
Dans quelques jours se tiendra notre Congrès fondateur. Pour tous ceux qui, comme moi, sont engagés dans notre mouvement depuis un certain temps, c’est une grande date. Durant ces dernières années, nous avons traversé de nombreuses épreuves, parfois difficiles, et pourtant, nous sommes toujours là, plus nombreux et plus motivés que jamais !
Faire de Debout la République un authentique parti politique, c’est signifier à tout le monde que nous serons présents sur la scène politique pour longtemps et que nous jouerons, un jour ou l’autre, un rôle déterminant pour le destin de notre pays. En tant que responsable national de Debout les Jeunes, je reçois chaque jour des courriels de jeunes de toute la France, sensibles à nos idées et nos valeurs. Tous ces jeunes ont besoin d’un parti pour les représenter et pour faire entendre leur voix. Debout la République doit être ce parti !
Christine Tasin
Actuellement militante du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement, en Charente Maritime, je suis opposée à l’Europe anti-démocratique qu’on nous propose, j’ai milité pour le "non" au referendum de 2005 sur le T.E.C.E et, en février 2008, contre la ratification du Traité de Lisbonne, qui rend impossible une politique nationale alternative, avec un vrai projet de société, et donne des pouvoirs exorbitants à des hommes qui n’ont aucun compte à rendre au peuple.
Profondément laïque, j’ai milité en 2004 en faveur de la loi contre les signes religieux ostensibles à l’école et je fais partie, depuis août 2007, de la rédaction du journal en ligne Riposte Laïque, qui défend la laïcité contre les attaques de plus en plus virulentes des religions et, notamment, contre les attaques que subit l’égalité républicaine hommes-femmes, mise à mal par le port du voile imposé aux femmes, voile qui se multiplie d’une façon inquiétante dans notre pays.
J’assisterai au Congrès de Debout la République pour dire à quel point il me semble urgent que, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance, les républicains de gauche et de droite s’unissent pour construire un vrai projet républicain et restaurer notre souveraineté nationale confisquée par Bruxelles.
François-Xavier Villain, Député-Maire de Cambrai
Nicolas Dupont-Aignan et le mouvement Debout la République ont été de tous les grands combats pour la France et pour la République de ces dernières années. Nous le voyons tous les jours, ce n’est pas, à l’heure du tout-Europe et du tout-marché, une mince affaire ni une petite querelle !
C’est bien pourquoi j’ai toujours apporté mon soutien au combat gaulliste et républicain mené par Nicolas. Le Congrès fondateur de DLR sera à cet égard un temps fort de notre vie politique, celui qui verra enfin renaître un authentique mouvement défendant avant tout l’intérêt de la France et des Français, tout en proposant la seule politique européenne ouverte et réaliste : celle des peuples et des coopérations libres. Alors, retrouvons-nous le 23 novembre à la Mutualité !
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14.11.2008
Congrés fondateur
Par Nicolas Dupont-Aignan
Dans dix jours maintenant, Debout la République tiendra son Congrès fondateur. Le club gaulliste et républicain que j’ai fondé en 1999 avec des élus RPR refusant à l’époque l’engrenage du traité d’Amsterdam, deviendra alors un mouvement politique à part entière, pleinement engagé dans le combat politique et électoral.
La renaissance d’un vrai parti gaulliste et républicain, après la triste disparition d’un RPR peu à peu emporté par ses propres dérives euro-libérales, sonnera l’heure du renouveau d’une « certaine idée de la France ». Mieux, son renouvellement : car ce ne sont pas seulement des gaullistes de toujours qui répondront présents le 23 novembre, mais aussi les républicains patriotes de l’autre rive, ou encore des citoyens attachés à leur pays mais qui ne se sont jamais reconnus dans la logique « camp contre camp », exagérément entretenue par les deux poids lourds de la vie politique française. Bref, beaucoup des amoureux de la France, quels que soient leur parcours et leurs origines, nous rejoignent, et tous seront les bienvenus !
A l’heure de la crise mondiale, de l’épuisement d’une construction européenne qui a trahi les idéaux de démocratie et de Progrès, d’une présidence Sarkozy qui marie les contraires jusqu’à l’absurde, Debout la République va devenir, au service exclusif du redressement national, l’instrument d’une autre conception de la politique : humaniste, droite, viscéralement attaché à l’intérêt général et respectueuse du peuple français.
Dans dix jours, nous donnerons naissance au nouveau mouvement gaulliste et républicain qu’attendent les Français et nous prendrons date pour les élections européennes de juin 2009, notre première épreuve électorale sous nos propres couleurs. Des centaines d’adhérents, sympathisants et curieux se sont déjà inscrits pour être de la partie. Bienvenue à eux, et à vous tous qui, de plus en plus nombreux, nous rejoignez chaque jour à mesure qu’approche le jour J !
18:57 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dlr, ariège, congrés
08.11.2008
La colère légitime des producteurs de lait
Par Nicolas Dupont-Aignan,
La colère des agriculteurs face à l’effondrement de leurs revenus est légitime et mérite d’être entendue. Elle révèle le double langage qui règne sur la nécessaire régulation de notre économie.
Le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, annonce mercredi une conférence sur le revenu agricole mais en même temps il a laissé détricoter les mécanismes qui permettaient dans le passé de justement garantir ce revenu.
L’exemple du lait est intéressant. Bruxelles fixe un prix minimum garanti, mais bien trop faible, les cours du lait n’étant encore jamais descendus à un tel niveau. Il existait en France, auparavant, un prix interprofessionnel qui permettait d’éviter une surenchère à la baisse entre les grandes surfaces, les coopératives et les producteurs. Malheureusement ce prix interprofessionnel a été supprimé au nom du soi-disant respect de la libre concurrence.
Certaines coopératives et transformateurs se sont engouffrés dans la brèche pour réduire le prix d’achat au producteur, les plaçant encore plus en difficulté.
De son côté, la Commission de Bruxelles, en augmentant les quotas de production à cause des fluctuations à la hausse de l’an dernier, a incité davantage d’agriculteurs à produire du lait. Mais, nouvelle imprévoyance, elle n’a pas créé de mécanisme d’amortissement en cas de retournement du marché. Le résultat ne s’est pas fait attendre.
D’un côté, une offre trop importante, de l’autre, la loi de la jungle dans la fixation des prix. Comment s’étonner du désarroi des petits producteurs !
Il ne sert à rien de faire avec la production de lait ce qui a été fait avec la pêche. Des grandes promesses d’intervention, mais de l’autre le refus de s’attaquer vraiment à Bruxelles comme à Paris, à la dérégulation générale. Parfois, des mesures d’aides partielles et de dernière minute, en réalité interdites par la Commission, laquelle finit immanquablement par réclamer à leurs bénéficiaires leur remboursement sans aucun délai.
Si on veut vraiment garantir l’aménagement du territoire, permettre à nos petits agriculteurs qui dépendent du prix du lait pour survivre de continuer leur exploitation, garantir la qualité des productions, éviter les fluctuations chaotiques à la hausse ou à la baisse qui désorganisent complètement le marché, il n’y a qu’une solution et une seule : organiser la production, les marchés et mettre en place des prix-plancher décents.
L’aveuglement européiste du ministre de l’Agriculture lui interdit aujourd’hui de prendre les mesures qui s’imposent.
Le Président de la République multiplie les pétitions de principe qui vont bientôt faire passer Besancenot pour un modéré, mais son gouvernement manifestement n’a absolument rien compris à la colère qui gronde, à l’injustice qui devient de plus en plus insupportable et au désarroi important de nos agriculteurs.
11:44 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lait, colere




