31.12.2008

L'impasse

« Deux peuples pour une même terre avec un Dieu de chaque côté ». J’ai toujours gardé en mémoire cette phrase de François Mitterrand qui résume la guerre tragique entre les Israéliens et les Palestiniens.

Il est vrai que depuis soixante ans, d’escalades en blocus, on semble remettre toujours au lendemain – et sans trop d’illusions – un espoir de paix durable.

La question qui se pose après l’embrasement de ces derniers jours est la suivante : Israël devait-il répondre de manière si disproportionnée à la provocation du Hamas ?

Il est probable que par cette opération, l’Etat hébreu ne gagne qu’à court terme, car il est sûr que rapidement, son offensive aidera le Hamas à développer son emprise sur l’ensemble de la population palestinienne, pourtant plus sceptique qu’on ne le croit à l’égard des extrémistes.

Quant à la timidité de la réaction française, elle ne rend service ni aux Israéliens, ni aux Palestiniens. Là aussi on a l’impression que le manque de courage politique et diplomatique fera, à terme, un peu plus le jeu des islamistes radicaux comme des jusque-boutistes israéliens. Quel dommage, on est si loin du temps d’Yitzhak Rabin !

Mais il faudra bien reprendre le fil des négociations car il n’y aura jamais d’issue militaire définitive avec une telle disproportion démographique et sur un aussi petit territoire.

Une fois de plus, la France devrait rappeler la base des résolutions de l’ONU, le droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix, le droit des Palestiniens d’avoir un Etat qui corresponde à leur peuple et à leur nation, un compromis enfin, sur Jérusalem qui appartient à l’humanité tout entière.

Par Nicolas Dupont-Aignan

27.12.2008

Je persiste et je signe

Mon dernier article a suscité beaucoup de controverses sur les sites internet des principaux journaux. Certains n’ont pas compris ma remarque et m’ont accusé de faire de la démagogie.

Je persiste et je signe. Ce n’est pas faire de la démagogie que de s’étonner de l’absence concomitante du Président et de son Premier ministre. Libre à chacun bien évidemment de prendre les vacances qu’il souhaite, mais pas en même temps, ni de surcroit lorsqu’une partie de nos compatriotes affronte le Noël sans doute le plus difficile depuis plusieurs décennies.

Mais au-delà de ce point précis, c’est la conception de la fonction présidentielle qui est en jeu. Je crois en effet profondément que la France a besoin d’un Président de la République qui ne gouverne pas seulement, mais qui incarne la Nation. La dimension symbolique de la fonction est essentielle à la bonne marche de notre pays. Les Français doivent se retrouver dans leur Président et c’est ce que ne comprend manifestement pas Nicolas Sarkozy.

Sa prétendue modernité n’est finalement qu’une facilité qu’il souhaite se donner afin de cumuler les avantages de la fonction sans en accepter les contraintes. En voulant jouer sur tous les tableaux, le Président ne semble pas saisir qu’il scie la branche de l’institution présidentielle sur laquelle il est assis.

De même, j’ai lu aujourd’hui, avec stupéfaction, que le Président de la République s’inviterait au Conseil National de l’UMP du 24 janvier pour mettre en place la nouvelle équipe de direction. Son message au pays est clair : « C’est donc moi le patron de l’UMP ».

C’est tout l’édifice institutionnel voulu par le Général de Gaulle qui s’effondre donc ; le Président n’est plus au-dessus des partis, mais l’homme d’un parti. Il ne faudra pas pleurer quand la colère montant des profondeurs du pays, le premier qui sera emporté, sera la chef du clan.

Raison de plus pour préparer au plus vite l’après Sarkozy avec une équipe solide et un projet volontariste.

Par Nicolas Dupont Aignan

25.12.2008

La place du Président et du Premier ministre est auprès des Français !

J’ai récemment visité l’appartement de Georges Clemenceau, transformé en musée, rue Franklin, près du Trocadéro à Paris.

Rien n’a changé depuis sa mort le 24 novembre 1929. Le temps semble suspendu et cela est d’autant plus émouvant que le petit musée installé à l’étage au-dessus révèle des facettes inattendues du personnage, son éclectisme, son extrême sensibilité, qui contrastent avec l’image habituelle du « Tigre ».

On comprend surtout en visitant ce musée pourquoi Clemenceau était le seul qui pouvait rassembler la Nation lors de la terrible épreuve de 1917 où tout semblait s’effondrer.

Seul Clemenceau, comme Président de la Commission de la Défense du Sénat de 1915 à 1917, allait au front visiter les tranchées partager l’ordinaire des poilus. Ce n’était pas une image d’Epinal mais la réalité d’un homme qui ne pouvait accepter de voir ses compatriotes au front pendant que les élites françaises étaient confortablement au chaud à l’arrière.

Quel contraste avec les cercles du pouvoir d’aujourd’hui qui, au moment où des dizaines de milliers de salariés voient leur entreprise fermer, s’envolent toujours plus loin, ici au Brésil, là en Egypte, pour réveillonner à l’écart des difficultés du pays. Au mieux, c’est une maladresse, au pire c’est une faute.

Les Français qui souffrent auraient aimé en cette fin d’année voir leurs dirigeants auprès d’eux, sans ostentation, avec simplicité et sincérité.

Par Nicolas Dupont-Aignan

18.12.2008

Présidence française de l'Union européenne : tout en com et en strass...

La conclusion de la Présidence française de l’Union européenne donne lieu à un nouvel exercice d’autosatisfaction du Président de la République, largement relayé par les observateurs.

Mais, si l’on creuse un peu, on s’aperçoit une fois de plus que la forme l’emporte sur le fond, l’image sur la réalité, le faire-savoir sur le savoir-faire. En vérité, le style Sarkozy tombe à pic pour les défenseurs d’une Union européenne en lambeaux.

L’activisme du Président permet aux oligarchies européennes de continuer à se voiler la face malgré les échecs avérés de leur construction baroque.

L’accord obtenu à l’arraché sur le « paquet » énergie/climat, est-ce vraiment un succès éclatant, ou une timide avancée ?

Au bénéfice du doute, observons qu’il s’agit d’un compromis passable qui aura peut-être le mérite d’enclencher un processus à plus long terme.

Mais c’est dans le domaine financier et économique que le décalage entre les discours et les actes est le plus saisissant. La montagne médiatique a accouché d’une souris. La réactivité reconnue sur la crise des banques n’a malheureusement donné lieu à aucun équivalent en matière de plan de relance, l’Allemagne refusant d’avancer et bloquant tous les autres, à commencer par la France. La Banque centrale européenne a baissé ses taux d’intérêts trop tard et trop peu. L’euro reste largement surévalué pénalisant un peu plus nos exportations et mettant en grand péril notre tissu industriel.

Le libre échange intégral pénalise en premier l’Union européenne. Les banques ont été aidées sans aucune contrepartie. La zone euro s’enfonce dans la récession quand la Grande Bretagne organise la dévaluation compétitive de sa monnaie comme la plupart des autres pays du monde.

Enfin, sur le plan institutionnel, le beau discours sur la marginalisation de la Commission et le retour des Etats n’est qu’illusion. Le Président de la République, fidèle serviteur du rouleau compresseur supranational, a obligé le gouvernement irlandais à organiser un nouveau référendum d’ici à l’automne 2009. La Constitution européenne bis qui enfermera les Etats dans un système sans contrôle démocratique est, hélas, à nos portes, après avoir piétiné ce qu’il y a de plus sacré : le suffrage universel. Seuls les Irlandais peuvent désormais empêcher l’irréparable et chaque Européen, chaque démocrate, doit les y aider.

Sérieusement, qui peut parler d’un bon bilan pour les peuples d’Europe niés dans leur vote, souffrant de la pire récession depuis la seconde guerre mondiale ? La Présidence Sarkozy, en vérité, n’aura donné qu’un répit de plus à cette mauvaise Europe qui a dénaturé l’indispensable et belle idée européenne. Ce feu de paille, tout en com et en strass, n’aura illusionné que les habituels spectateurs complaisants de la mauvaise comédie européenne…

Les élections du 7 juin prochain seront l’occasion pour les électeurs de reprendre la main.

Par Nicolas Dupont-Aignan

16.12.2008

Démocratie disciplinaire !

Lors de la réforme institutionnelle au mois de juillet, le Président de la République et le gouvernement nous promettaient le renforcement des droits du Parlement. A l’usage, quelques mois plus tard, on s’aperçoit que tout cela n’était qu’écran de fumée.

Dès que le Président de la République se trouve confronté au moindre désaccord de sa majorité, il tempête et fait tout pour faire pression sur les parlementaires ou contourner le Parlement.

Sur l’audiovisuel, la manœuvre est inadmissible. Il revient même à Mr de Carolis et au Conseil d’Administration de France Télévisions de supprimer la publicité à 20 heures. Le Parlement est piétiné et l’avenir de France Télévisions entravé puisqu’elle ne disposera pas, dans ces conditions, de la compensation financière promise par l’Etat !... sauf si les parlementaires bien sûr cèdent au chantage en avalisant le plan élyséen.

Souhaitons simplement que le Conseil d’administration de France Télévisions saura résister au caprice du prince et, dans un sursaut de dignité, lui infligera le camouflet qu’il mérite !

Sur la question du travail le dimanche, la situation est pire car c’est la majorité elle-même qui répugne à mettre le doigt dans l’engrenage de la déstructuration sociale et familiale de notre pays. Jean-François Copé essaye de trouver un compromis. Qu’en sortira-t-il ? Nous n’en savons encore rien. Mais il est clair que là aussi le débat d’idées, le simple rôle délibératif du Parlement, est assimilé par le chef de l’Etat à une offense personnelle.

Cela me rappelle étrangement le Nicolas Sarkozy d’avant élection présidentielle, qui me téléphonait pour m’intimider en m’expliquant, puisque j’osais être en désaccord avec lui, que je l’attaquais personnellement !

Notre pays, qui affronte une crise économique et sociale sans précédent, pourra-t-il encore se payer longtemps le luxe de cette démocratie disciplinaire et vexatoire, où le pouvoir d’un seul tend désormais à la mise au pas des 64 millions d’autres citoyens… pardon, sujets ! ?

Par Nicolas Dupont-Aignan

15.12.2008

Les contribuables n’ont pas à financer les marges des banques !

Nicolas DUPONT-AIGNAN, député de l’Essonne, président de Debout la république, demande l’audition du Gouverneur de la Banque de France devant les commissions des finances des assemblées et la création d’une mission d’information parlementaire.

Le bulletin STAT INFO du 9 décembre 2008 de la Banque de France nous révèle qu’entre octobre 2007 et octobre 2008, le volume des crédits aux ménages s’est réduit de 15 %, essentiellement du fait des crédits immobiliers, qui sont pour leur part en chute de 21 %.

Face à cette baisse, on assiste en revanche à un renchérissement plus que proportionnel du crédit, puisque – comme l’a noté le Canard enchaîné daté du 10 décembre – les marges des banques se sont fortement accrues, avec notamment + 486 % pour les prêts immobiliers classiques.

Même si ces données ne portent pas sur les toutes dernières semaines, nombreux sont nos concitoyens qui s’étonnent aujourd’hui de la persistance de taux d’intérêts nettement supérieurs à 5 %, alors que le taux de la BCE est passé de 3,75 % à 3,25 % puis 2,50 %.

Alors même que le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale un nouvel amendement pour garantir les engagements douteux de la banque Dexia, nos concitoyens ne pourront admettre qu’en dépit des crédits publics mobilisés pour les renflouer, les banques perpétuent des comportements frileux et amassent des marges supplémentaires en ces temps difficiles. Les contribuables n’ont pas à financer les marges des banques !

13.12.2008

Traité de Lisbonne : L'impasse européiste

Par Nicolas Dupont-Aignan

09.12.2008

Un amendement surréaliste

La crise financière semble faire perdre la tête à ceux qui étaient jusqu’à maintenant les plus raisonnables, comme en témoigne l’amendement surréaliste du sénateur Marini visant à déduire des revenus imposables les plus values de cessions de valeurs mobilières cotées en bourse.

Comment peut-on aussi, au moment où tant de Français perdent leur emploi ou ont du mal à boucler leur fin de mois faire encore payer le contribuable pour une catégorie de Français qui n’est pas le plus à plaindre.

Cette mesure est inacceptable pour 4 raisons :

  • c'est une mesure qui vise à indemniser les pertes de patrimoine, mais qu'en est-il des pertes de revenus que vont subir des centaines de milliers de Français ?
  • on ne cible que les valeurs cotées en bourse, mais qu'en est-il des Français possédant des valeurs mobilières non cotées (part de SA non cotées par exemple, parts de SARL) ? Préfère-t-on, comme toujours, dépenser davantage en faveur des actionnaires du CAC 40 sans aider les PME ?
  • il existe déjà un dispositif permettant de reporter les moins values sur les plus values ultérieures
  • le dispositif vise indistinctement toutes les moins values, qu'elles résultent ou non de comportement spéculatifs (exemple : je préfère vendre des titres pour en racheter d'autres dont la valeur immédiate est sous-estimée par rapport à leurs capitaux propres ou aux dividendes distribués).

La loi sur l’audiovisuel, le travail le dimanche et maintenant un nouveau privilège sur fonds public, on se demande vraiment si la majorité veut mettre les Français dans la rue !

Par Nicolas Dupont-Aignan

03.12.2008

Les copains du Fouquet's l'ont emporté sur l'intérêt général !

Jusqu’où ira-t-on ?

Le débat parlementaire sur l’audiovisuel donne la nausée.

Comment la majorité peut-elle accepter de se livrer à un tel exercice de sabordage du service public ?

Au gré des amendements, les petits télégraphistes d’intérêts privés dessinent un paysage audiovisuel à la Berlusconi. L’idée de départ consistant à supprimer la publicité pour libérer France Télévisions de la dictature de l’audimat n’était pas mauvaise si elle restait partielle et si elle était compensée par des ressources pérennes. En vérité, il ne s’agissait que d’un piège pour faire avaler en douceur aux Français « l’essorage » de France Télévisions.

La suppression des recettes de la pub ne sera pas compensée et le service public devra obligatoirement faire preuve chaque année d’obéissance pour quémander son budget.

Avec la nomination directe du Président de France Télévisions, les parlementaires de la majorité se rendent-ils d’ailleurs compte qu’ils subiront, en cas de retour dans l’opposition, les effets déplorables de leur plan.

Une fois de plus, par volonté de contrôler l’information, le pouvoir public passe à côté d’une occasion historique. Une réduction maîtrisée de la pub, une redevance confortée, une réorganisation interne, l’investissement dans le numérique, une liaison entre la télévision et les disciplines artistiques (théâtre, cinéma, lecture…), auraient permis enfin de faire de la télévision publique un pôle culturel et éducatif fort.

Par Nicolas Dupont-Aignan

02.12.2008

Nicolas Dupont Aignan à TOULOUSE

Le mercredi 3 décembre Nicolas Dupont-Aignan en déplacement à Toulouse tiendra une réunion avec ceux qui se reconnaissent dans sa démarche gaulliste, républicaine, et sociale. Aussi nous vous invitons à la :

 

 

 

Rencontre avec Nicolas Dupont-Aignan

le mercredi 3 décembre de 18h50 à 20h

salle Castelbou

22 rue Léonce Castelbou 31000 Toulouse

 

 

Il s’exprimera particulièrement sur les propositions qu’il a formulé pour sortir de la crise économique, sociale, et européenne que nous subissons, sur la nécessité de refonder un vrai parti gaulliste au travers de DLR, sur sa volonté de présenter une liste dans notre région aux élections européennes afin de défendre une autre vision de l’Europe. Enfin il répondra à vos questions.

 

Plus tôt dans la journée il rencontrera les salariés de la société MOLEX scandaleusement délocalisée en Slovaquie par un fond d’investissement américain, et débattra de l'Europe avec les étudiants de l’école de commerce.

 

N’hésitez pas à faire passer ce message autour de vous.

 

Philippe Martinez-Mateos

Secrétaire départemental 09

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