15.01.2009

Bouffée d'oxygène

Hier je me suis rendu dans le Var et les Alpes-Maritimes pour préparer les élections européennes. Ces déplacements sont toujours une bouffée d’oxygène.

C’est un moment privilégié pour rencontrer les militants mais aussi des personnes non engagées qui s’interrogent et viennent faire connaissance. Bien évidemment tout cela n’a pas valeur de sondage mais on perçoit bien, au travers des divers contacts, l’humeur générale.

Une chose est sûre, beaucoup d’adhérents de l’UMP, lassés de l’agitation présidentielle désordonnée, nous rejoignent.
Mais ces déplacements sont aussi l’occasion de découvrir et de partager des initiatives intéressantes. Je pense ainsi à la visite, à Nice, de l’usine de l’inventeur du moteur à air comprimé.

Depuis 1996, Monsieur NEGRE se bat pour faire connaître et développer son invention de génie, un moteur propre au rendement énergétique supérieur même à celui de la voiture électrique. Il a aussi mis au point une organisation révolutionnaire de la production, reposant sur des mini-usines décentralisées et autonomes.

L’objectif est de réduire le coût de la logistique en supprimant bon nombre d’intermédiaires entre le fabricant et l’acheteur. Renault et tous les constructeurs européens, peut-être effrayés par ce modèle alternatif d’industrie automobile, l’ont mis à l’écart et refusé de saisir la chance que représentait son invention pour les petites voitures urbaines.

C’est le groupe indien d’automobiles TATA qui après 31 mois d’études a reconnu la fiabilité de ces prototypes et a acheté pour l’Inde son brevet. Le coût de ces petits véhicules sommaires mais très économes - et n’émettant pas de CO2 - sera inférieur à 5 000 euros. La commercialisation commencera en septembre, en dehors donc de toute implication de l’industrie automobile française…

Une fois de plus on ne peut que s’interroger sur cette incapacité française à repérer les talents, à aider la créativité et surtout à la diffuser. En vérité, la voiture à air comprimé remet en cause trop fondamentalement une chaîne économique colossale aux intérêts puissants. L’industrie automobile française n’a pas compris malheureusement suffisamment tôt que la voiture propre était l’enjeu de ce début de siècle. Elle n’a su que délocaliser à outrance et maintenant vient pleurer pour réclamer des subventions publiques.

Allons-nous laisser à la Chine, à l’Inde ou au Japon les innovations majeures du XXIème siècle ?

Il serait temps que l’aide publique que prévoit le gouvernement soit assortie de conditions draconiennes pour être sûr qu’elle serve le passage aux différentes nouvelles technologies (air comprimé, électricité, hydrogène). N’oublions pas que 10% du PIB français sont concernés…

On ne voit que trop le résultat de la politique acharnée des libéraux de gouvernement qui, plus royalistes que le roi, au nom d’une fausse modernité vouant aux gémonies l’Etat et la Nation, ont laissé tomber depuis une vingtaine d’années toute ambition industrielle nationale. Une ambition sans laquelle, ne l’oublions pas, la France n’aurait aujourd’hui ni TGV, ni Airbus, ni Ariane, ni centrale nucléaires, etc.

Au lieu de mimer le retour de l’Etat dans l’économie française, à coup de distribution généreuse d’argent public sans contrepartie réelle, il serait grand temps que le président renoue avec un vrai colbertisme, rendu plus que jamais nécessaire par la frilosité à courte vue d’un certain capitalisme tricolore. La France ne pourra attendre éternellement, sauf à voir ses Airbus de demain financés et exploités par la Chine et l’Inde qui, elles, n’en sont pas à un colbertisme près…
Par Nicolas Dupont-Aignan

12.01.2009

Justice : Disparition du juge d'instruction

10.01.2009

Réforme de l'hôpital public : La santé au rabais.

09.01.2009

SOS Hôpital public

COMMUNIQUE DE PRESSE

Pour des états généraux de l’hôpital public

Les déclarations du Chef de l’Etat sur les moyens de l’hôpital public, qui seraient selon lui tout à fait suffisants, provoqueront très légitimement un profond sentiment d’injustice parmi les professions concernées.

Il est vrai qu’une partie des déficits s’explique par l’inertie, la désorganisation aggravée par l’introduction des 35 heures, et le manque de cohérence dans l’organisation des soins.

Comment, cependant, Nicolas SARKOZY pourrait-il ignorer la stagnation endémique des salaires des personnels hospitaliers depuis une dizaine d’années, le scandale absolu des heures supplémentaires et nocturnes peu ou pas rémunérées et la très inquiétante crise de vocations que provoque, en conséquence, cette paupérisation rampante de l’hôpital public, notamment chez les infirmiers et infirmières ?

Plutôt que d’imposer une énième loi technocratique, le gouvernement ferait mieux de remettre à plat l’hôpital public en France, en convoquant des états généraux associant réellement l’ensemble des acteurs concernés.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste et républicain Debout la République

07.01.2009

5 mesures pour doper le plan de relance gouvernemental

Aujourd’hui l’Assemblée Nationale débat du plan de relance. Les mesures présentées par le gouvernement ont le mérite de soutenir l’investissement, mais compte tenu de leur délai de mise en œuvre et de leur faible ampleur, il est à craindre qu’elles n’auront guère d’impact sur la récession et ses conséquences sociales.

Avant même d’avoir été adopté, le « plan de relance français » est dépassé… de l’aveu même de ses propres artisans ! Autant on pouvait excuser la myopie de Bercy il y a quelques mois, autant elle est aujourd’hui impardonnable.

C’est pourquoi Debout la République propose cinq mesures fortes pour relancer vraiment notre économie, tout de suite et maintenant :

  • lancer un grand emprunt public pour mobiliser l’épargne des Français qui est l’une des plus importantes d’Europe. Cet emprunt serait affecté à la relance du logement social et financerait les multiples projets des offices HLM ou des communes qui sont aujourd’hui en attente de crédits.
  • prendre une participation au capital des banques pour s’assurer enfin qu’elles accordent les crédits nécessaires aux particuliers et aux entreprises.
  • supprimer le dispositif des heures supplémentaires qui pouvait être utile en période de croissance mais qui aujourd’hui dissuade les entreprises de recruter et coûte cher au budget de l’Etat. Le remplacer par une exonération des charges sociales pour tout nouvel emploi créé dans toute PME de moins de 10 salariés et ce pour 5 ans - le dispositif gouvernemental ne le prévoit que pour un an, ce qui n’est pas incitatif.
  • créer une dotation exceptionnelle d’investissement pour inciter les collectivités locales à maintenir leur investissement en 2009 (elles représentent 75% de l’investissement public en France et pour la première fois l’augmentation des dotations de l’Etat sera inférieure à l’inflation !)
  • lancer un nouveau dispositif emplois jeunes pour inciter les entreprises, les associations et les collectivités locales à recruter les jeunes qui sont les premières victimes de la récession. A la différence du plan emplois jeunes de la gauche, celui-ci disposerait d’un volet formation. Ces contrats seraient de 2 ans au lieu de 5.
Bien sûr ces mesures purement nationales doivent s’accompagner d’un changement radical de la politique européenne : baisse massive des taux d’intérêt de l’euro, politique de taux de change qui évite la surévaluation face au dollar, à la livre et au yuan, protectionnisme raisonnable face aux pays qui se livrent au dumping social, instauration de mécanismes compensatoires intra-européens pour limiter les trop fortes distorsions sociales et salariales entre pays membres.
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Par Nicolas Dupont-Aignan

Suppression de la publicité à France Télévisions : une bien étrange précipitation

Depuis le 05 Janvier, la soirée télévisée commence plus tôt sur France Télévisions. Un véritable évènement aux yeux de tous les observateurs.

Il y a en effet de quoi s’étonner. Le Président de la République a décidé seul de changer le financement de la télévision publique. On n’aura donc pas attendu le vote de la loi pour imposer au Président de France Télévisions la suppression de la publicité après 20h00. Curieuse conception du travail parlementaire, l’Assemblée et le Sénat étant ramenées au rang peu glorieux de chambres d’enregistrement !

Mais pire encore, cette mesure intervient au moment où la France connaît une crise sans précédent. L’Etat tire un trait sur 450 millions de recettes publicitaires qui bénéficiait au service public ? Je ne savais pas notre pays aussi riche pour se permettre une telle perte de recettes.

450 millions d’euros, ce n’est pas rien. Avec cette somme on aurait pu par exemple accorder une rallonge aux hôpitaux publics qui sont aux abois, ou alors construire des structures d’accueil décentes pour les sans-abris pour lesquels Nicolas Sarkozy avait promis il y a deux ans, qu’aucun d’entre eux ne dormirait dehors cet hiver !

Je croyais que la majorité avait été élue sur la réduction des taxes ou impôts divers. Or, pour compenser le manque à gagner des chaînes publiques, on va créer bien évidemment deux taxes nouvelles. Deux taxes nouvelles dont ses contributeurs ne manqueront pas, bien évidemment, de trouver le moyen de répercuter sur les consommateurs… On est bien loin des engagements de la campagne présidentielle.

En vérité, une fois de plus, c’est la politique du coup d’éclat qui a primé sur toute raison. Bien évidemment, je ne suis pas totalement hostile à une réduction du nombre d’écrans publicitaires sur les chaînes publiques, mais pourquoi ne pas, une fois de plus, avoir réfléchi avant d’agir, lancé une véritable concertation tant sur la réforme que sur ses modalités, bref pourquoi ne pas avoir pris le temps d’organiser les choses ? Ou alors faut-il comprendre que la suppression de la publicité sur les chaînes publiques n’est qu’une manœuvre de diversion, le faux-nez du cœur de cette réforme, la nomination directe et personnelle du président de France Télévisions par le locataire de l’Elysée ou un coup de pouce aux amis propriétaires des chaînes privées ?

Il est vrai qu’il est plus facile de supprimer la publicité aux frais du contribuable ou de l’usager que de mettre en œuvre un plan cohérent de lutte contre le chômage et de relance de l’économie…
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Par Nicolas Dupont-Aignan

01.01.2009

Voeux de Nicolas Dupont-Aignan

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