09.10.2009
EDITO
Le tourbillon des petites polémiques n’en finit pas de sillonner notre pays qui, pourtant, n’en a vraiment pas besoin. Où s’arrêtera-t-on ? La politique spectacle (shows communicationnels incessants, « prises de guerre » avec la politique d’ouverture, « cagnottes » scolaires,…) a laissé la place à la politique people (grand déballage sur la vie privée d’Eric Besson, écho sur la nouvelle romance de Ségolène Royal,…), avant de sombrer carrément dans le sordide avec l’affaire Polanski et ses hallucinants prolongements.
Que révèle ce climat ? Outre le goût immodéré de notre temps pour l’immédiat, le sensationnalisme, même de bas-étage, ou encore la tentation de la transgression permanente telle qu’elle est montrée en quasi exemple dans les hautes sphères, l’air du temps reflète d’abord le vide du débat public, le renoncement de la classe politique à peser sur le cours des choses, par résignation ou laisser-faire. En effet, sorti des annonces fracassantes, des promesses tonitruantes jamais suivies d’effets (remontée de l’insécurité, retour de plus belle de la spéculation, abandon des ouvriers Gandrange,…), sorti des réformes dangereuses car pharaoniques (Grand Paris) ou taillées sur mesures pour les amis du Fouquet’s (libéralisation des jeux, bouclier fiscal,…), force est de constater que nos gouvernants refusent de s’attaquer à la racine des problèmes qui tourmentent nos concitoyens.
Face à la morne plaine de cette vie politique faite d’apparences et d’incantation, Debout la République se distingue précisément par sa volonté d’oser dire les choses et d’oser proposer les solutions audacieuses qui, seules, peuvent redresser le pays. Refuser de s’enliser dans les petites polémiques qui détournent de l’essentiel pour se consacrer encore et toujours aux vrais défis que doit relever la France, est en quelque sorte notre marque de fabrique à DLR. Et nous n’en changerons pas !
Nicolas Dupont-Aignan
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19.03.2009
Face à la crise, le gouvernement ne doit pas rester droit dans ses bottes...
COMMUNIQUE DE PRESSE
Contestation sociale : le pouvoir doit faire un geste
Empêtré dans des politiques européennes qui l’empêchent d’agir à la racine des problèmes, le président de la République et son gouvernement se figent eux-mêmes dans l’impuissance face à la montée inexorable de la colère dans notre pays.
Cette inertie n’est plus tenable aujourd’hui et elle devient même dangereuse. Le pouvoir ne peut pas rester plus longtemps droit dans ses bottes en invoquant un programme électoral que la crise a de toute façon rendu caduc et obsolète.
S’il n’a pas le courage de briser les tabous européens, qu’il fasse au moins le minimum en rétablissant un peu de justice fiscale, comme en viennent à le réclamer eux-mêmes un nombre grandissant de parlementaires de la majorité. Il n’est tout simplement pas possible d’exiger au nom de l’intérêt général un sacrifice de la part des plus faibles, tout en préservant les avantages exorbitants accordés aux plus nantis.
Il faut suspendre maintenant pour une année reconductible le bouclier fiscal et explorer toutes les pistes d’une plus grande justice fiscale, comme la création, à l’instar de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République
19:27 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise, ariege, dupont-aignan
15.01.2009
Bouffée d'oxygène
C’est un moment privilégié pour rencontrer les militants mais aussi des personnes non engagées qui s’interrogent et viennent faire connaissance. Bien évidemment tout cela n’a pas valeur de sondage mais on perçoit bien, au travers des divers contacts, l’humeur générale.
Une chose est sûre, beaucoup d’adhérents de l’UMP, lassés de l’agitation présidentielle désordonnée, nous rejoignent.
Depuis 1996, Monsieur NEGRE se bat pour faire connaître et développer son invention de génie, un moteur propre au rendement énergétique supérieur même à celui de la voiture électrique. Il a aussi mis au point une organisation révolutionnaire de la production, reposant sur des mini-usines décentralisées et autonomes.
L’objectif est de réduire le coût de la logistique en supprimant bon nombre d’intermédiaires entre le fabricant et l’acheteur. Renault et tous les constructeurs européens, peut-être effrayés par ce modèle alternatif d’industrie automobile, l’ont mis à l’écart et refusé de saisir la chance que représentait son invention pour les petites voitures urbaines.
C’est le groupe indien d’automobiles TATA qui après 31 mois d’études a reconnu la fiabilité de ces prototypes et a acheté pour l’Inde son brevet. Le coût de ces petits véhicules sommaires mais très économes - et n’émettant pas de CO2 - sera inférieur à 5 000 euros. La commercialisation commencera en septembre, en dehors donc de toute implication de l’industrie automobile française…
Une fois de plus on ne peut que s’interroger sur cette incapacité française à repérer les talents, à aider la créativité et surtout à la diffuser. En vérité, la voiture à air comprimé remet en cause trop fondamentalement une chaîne économique colossale aux intérêts puissants. L’industrie automobile française n’a pas compris malheureusement suffisamment tôt que la voiture propre était l’enjeu de ce début de siècle. Elle n’a su que délocaliser à outrance et maintenant vient pleurer pour réclamer des subventions publiques.
Allons-nous laisser à la Chine, à l’Inde ou au Japon les innovations majeures du XXIème siècle ?
Il serait temps que l’aide publique que prévoit le gouvernement soit assortie de conditions draconiennes pour être sûr qu’elle serve le passage aux différentes nouvelles technologies (air comprimé, électricité, hydrogène). N’oublions pas que 10% du PIB français sont concernés…
On ne voit que trop le résultat de la politique acharnée des libéraux de gouvernement qui, plus royalistes que le roi, au nom d’une fausse modernité vouant aux gémonies l’Etat et la Nation, ont laissé tomber depuis une vingtaine d’années toute ambition industrielle nationale. Une ambition sans laquelle, ne l’oublions pas, la France n’aurait aujourd’hui ni TGV, ni Airbus, ni Ariane, ni centrale nucléaires, etc.
Au lieu de mimer le retour de l’Etat dans l’économie française, à coup de distribution généreuse d’argent public sans contrepartie réelle, il serait grand temps que le président renoue avec un vrai colbertisme, rendu plus que jamais nécessaire par la frilosité à courte vue d’un certain capitalisme tricolore. La France ne pourra attendre éternellement, sauf à voir ses Airbus de demain financés et exploités par la Chine et l’Inde qui, elles, n’en sont pas à un colbertisme près…
07:49 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : automobile, ariege, dupont-aignan, politique




