01.01.2009

Voeux de Nicolas Dupont-Aignan

31.12.2008

L'impasse

« Deux peuples pour une même terre avec un Dieu de chaque côté ». J’ai toujours gardé en mémoire cette phrase de François Mitterrand qui résume la guerre tragique entre les Israéliens et les Palestiniens.

Il est vrai que depuis soixante ans, d’escalades en blocus, on semble remettre toujours au lendemain – et sans trop d’illusions – un espoir de paix durable.

La question qui se pose après l’embrasement de ces derniers jours est la suivante : Israël devait-il répondre de manière si disproportionnée à la provocation du Hamas ?

Il est probable que par cette opération, l’Etat hébreu ne gagne qu’à court terme, car il est sûr que rapidement, son offensive aidera le Hamas à développer son emprise sur l’ensemble de la population palestinienne, pourtant plus sceptique qu’on ne le croit à l’égard des extrémistes.

Quant à la timidité de la réaction française, elle ne rend service ni aux Israéliens, ni aux Palestiniens. Là aussi on a l’impression que le manque de courage politique et diplomatique fera, à terme, un peu plus le jeu des islamistes radicaux comme des jusque-boutistes israéliens. Quel dommage, on est si loin du temps d’Yitzhak Rabin !

Mais il faudra bien reprendre le fil des négociations car il n’y aura jamais d’issue militaire définitive avec une telle disproportion démographique et sur un aussi petit territoire.

Une fois de plus, la France devrait rappeler la base des résolutions de l’ONU, le droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix, le droit des Palestiniens d’avoir un Etat qui corresponde à leur peuple et à leur nation, un compromis enfin, sur Jérusalem qui appartient à l’humanité tout entière.

Par Nicolas Dupont-Aignan

27.12.2008

Je persiste et je signe

Mon dernier article a suscité beaucoup de controverses sur les sites internet des principaux journaux. Certains n’ont pas compris ma remarque et m’ont accusé de faire de la démagogie.

Je persiste et je signe. Ce n’est pas faire de la démagogie que de s’étonner de l’absence concomitante du Président et de son Premier ministre. Libre à chacun bien évidemment de prendre les vacances qu’il souhaite, mais pas en même temps, ni de surcroit lorsqu’une partie de nos compatriotes affronte le Noël sans doute le plus difficile depuis plusieurs décennies.

Mais au-delà de ce point précis, c’est la conception de la fonction présidentielle qui est en jeu. Je crois en effet profondément que la France a besoin d’un Président de la République qui ne gouverne pas seulement, mais qui incarne la Nation. La dimension symbolique de la fonction est essentielle à la bonne marche de notre pays. Les Français doivent se retrouver dans leur Président et c’est ce que ne comprend manifestement pas Nicolas Sarkozy.

Sa prétendue modernité n’est finalement qu’une facilité qu’il souhaite se donner afin de cumuler les avantages de la fonction sans en accepter les contraintes. En voulant jouer sur tous les tableaux, le Président ne semble pas saisir qu’il scie la branche de l’institution présidentielle sur laquelle il est assis.

De même, j’ai lu aujourd’hui, avec stupéfaction, que le Président de la République s’inviterait au Conseil National de l’UMP du 24 janvier pour mettre en place la nouvelle équipe de direction. Son message au pays est clair : « C’est donc moi le patron de l’UMP ».

C’est tout l’édifice institutionnel voulu par le Général de Gaulle qui s’effondre donc ; le Président n’est plus au-dessus des partis, mais l’homme d’un parti. Il ne faudra pas pleurer quand la colère montant des profondeurs du pays, le premier qui sera emporté, sera la chef du clan.

Raison de plus pour préparer au plus vite l’après Sarkozy avec une équipe solide et un projet volontariste.

Par Nicolas Dupont Aignan