17.10.2009

Loin des polémiques parisiennes, la réalité de la crise

Je souhaite aujourd’hui vous livrer une dépêche de l’AFP qui fait froid dans le dos : elle énumère les principaux plans sociaux qui ont frappé l’industrie française depuis un an.

Industrie: les principaux plans sociaux annoncés en France depuis un an -

 13/10/2009 14h49 GMT  INDUSTRIEGOUVERNEMENTSOCIALEMPLOI  Nouvelles de France  AFP
PARIS, 13 octobre 2009 (AFP) Plans sociaux, fermetures d'usines ou liquidations d'entreprises se sont succédé en France depuis un an.
Voici la liste non exhaustive des principales annonces. Cette liste ne prend pas en compte d'éventuels reclassements des employés
concernés.

AUTOMOBILE (constructeurs et équipementiers)
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* RENAULT: plan de 4.400 "départs volontaires" et suppression de 900 emplois dans des filiales
* PSA PEUGEOT CITROËN: "départs volontaires" souhaités pour 3.550 salariés
* VALEO: plan de 1.600 suppressions d'emplois
* FAURECIA: plan de 1.215 suppressions d'emplois entre 2009 et 2011
* NEW FABRIS: entreprise liquidée à Châtellerault (Vienne, 366 salariés)
* MICHELIN: plan de suppression de 1.093 emplois. Fermeture de l'usine de NoyelleslèsSeclin (Nord, 276 salariés)
* GOODYEAR: plan de suppression de 820 emplois sur 1.400 dans l'usine d'AmiensNord. Ce plan a été suspendu par le TGI de Nanterre
fin août
* CONTINENTAL: fermeture de l'usine de Clairoix (Oise, 1.120 salariés)
* SEVELNORD (filiale de PSA Peugeot Citroën et Fiat): 350 "départs volontaires" à Hordain (Nord)
* PEUGEOT MOTOCYCLES: 250 emplois supprimés à Mandeure (Doubs) et Dannemarie (HautRhin) sous forme de départs volontaires
* PLASTIC OMNIUM: fermeture de l'usine de SaintRomain de Colbosc (SeineMaritime, 220 emplois)
* TYCO ELECTRONICS: fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et ValdeReuil (Eure), 620 salariés
* FULMEN: fermeture de l'usine d'Auxerre (Yonne, 314 salariés)
* LEAR: fermeture de l'usine de LagnyleSec (Oise, 300 salariés)
* SUDRAD ROUES: liquidation de l'entreprise de Soultzmatt (HautRhin, 147 salariés)
* WAGON AUTOMOTIVE: redressement judiciaire. Certains sites ont été repris par la Financière Snop Dunois (FSD) et le groupe Defta,
qui devraient reprendre environ 1.250 emplois sur 1.700
* TREVES: plan de plus de 600 suppressions de postes. Fermeture des usines de CrépyenValois (Oise) et Aÿ (Marne)
* MOLEX: plan de licenciement des 283 salariés de VillemursurTarn (HauteGaronne). L'usine doit être reprise avec une quinzaine de
salariés par le fonds d'investissement américain HIG
* RENCAST (siège à Bron, Rhône): liquidée, l'entreprise qui employait 850 salariés est reprise par le groupe français GMD avec 565
salariés
* SKF: fermeture du site de FontenayleComte (Vendée, 380 salariés)
* CATERPILLAR (engins de chantier): 600 emplois supprimés (733 initialement prévus)

SIDERURGIE, METALLURGIE, ENERGIE
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* RIO TINTO (exAlcan Pechiney): 680 suppressions de postes (dont 450 CDD non renouvelés) annoncées en janvier, puis nouveau plan
de 350 suppressions d'emplois annoncé le 13 octobre
* TOTAL: 555 suppressions d'emplois
* ARCELORMITTAL: plan de 1.400 départs volontaires
* COKES DE CARLING: fermeture de la cokerie de Carling (Moselle, 400 salariés)
* SAINTJEAN INDUSTRIES: liquidation de la fonderie de Vénissieux (Rhône, 108 salariés)
* SIEMENS METALS TECHNOLOGIES (équipement pour la sidérurgie): fermeture de l'usine de SaintChamond (Loire, 274 salariés)
* REXAM (canettes): fermeture de l'usine de Gravelines (Nord, 139 salariés)
* CHAFFOTEAUX ET MAURY: plan social prévoyant 207 suppressions d'emplois

CHIMIE, PHARMACIE, COSMETIQUES
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* BUDELPACK (cosmétiques): liquidation de l'entreprise située à Lièpvre (HautRhin, 118 salariés)
* CELANESE (chimie): fermeture de l'usine de Pardies (PyrénéesAtlantique, 350 salariés)
* SANOFIAVENTIS (pharmacie): plan de suppression de 927 emplois
* GLAXOSMITHKLINE (pharmacie): suppression de 850 emplois, dont 798 à Evreux (Eure)
* PFIZER (pharmacie): plan de départ de 700 salariés
* BRISTOLMYERSSQUIBB (pharmacie): fermeture des usines d'Epernon (EureetLoir, 223 salariés) et de Meymac (Corrèze, 162 salariés)

ELECTRONIQUE
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* SONY: fermeture de l'usine de Pontonxsurl'Adour (Landes, 311 salariés), qui pourrait être cédée à Solarezo (énergies renouvelables)
* NEC COMPUTERS: plan de 387 suppressions de postes dont 337 à l'usine d'Angers, où seule une équipe technique de 28 personnes
devrait rester
* HEWLETTPACKARD: plan de 540 suppressions de postes
* FM LOGISTIC: fermeture du site de Woippy (Moselle, 489 salariés)
* PHILIPS EGP (écrans plasma): fermeture de l'usine de Dreux (EureetLoir, 212 salariés)
* ASTEEL TECHNOLOGIE: liquidation. Douarnenez (Finistère, 134 salariés)

AUTRES SECTEURS
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* MANUFACTURE FRANCAISE DE SIEGES: liquidation. BerteaucourtlesDames (Somme, 352 salariés)
* CAUVAL INDUSTRIES (matelas): plan de suppression de 307 emplois
* PAPETERIE ETIENNE: fermeture de l'usine d'Arles (BouchesduRhône, 110 salariés)
* SCHWEITZERMAUDUIT (papier): fermeture du site de Malaucène (Vaucluse, 211 salariés)
* ISOROY (bois): fermeture des usines de Chamouilley (HauteMarne) et Châtellerault (Indre), 187 salariés
* BEAULIEU INTERNATIONAL GROUP (textile): fermeture des usines de Comines (Nord) et Douvrin (PasdeCalais), 344 salariés
* NEXANS (câbles): plan de 387 suppressions de postes. Fermeture du site de Chauny (Aisne, 220 personnes)
* SCHNEIDER ELECTRIC (matériel électrique): 264 (direction) à 650 postes (syndicats) "menacés"
* ROSSIGNOL (équipement sportif): 275 postes supprimés
* BENETEAU (construction navale): plan de 600 suppressions d'emplois
mdm/ds

Voici la réalité crue. Les quatre causes majeures de la désertification industrielle ne sont pas traitées, par résignation ou complaisance.

Euro surévalué, libre échange intégral, charges trop lourdes sur la production nationale et marché du crédit aux PME asséché par des banques renflouées par l’argent public sans réelles contreparties (en attendant de nouveaux scandales liés à leurs rémunérations internes, comme hier à Wall Street), sont les vrais fléaux que le gouvernement laisse prospérer avec les résultats fatals que l’on connaît.

Comment s’étonner que les Français soient d’autant plus vent debout face à des polémiques qui dénotent une perte totale des valeurs au plus haut sommet de l’Etat, alors même que leurs difficultés restent sans remède ?

16.10.2009

"L’effort économique à fournir devra s’accompagner d’une vraie justice sociale. Nous en sommes loin !"

« Les Français ne supporteront bientôt plus le pouvoir sarkozyste »

Libération, jeudi 15 octobre 2009 - Interview - Propos recueillis par Christophe Forcari

La candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (Epad) n’a pas été digérée à droite. Mais rares sont ceux qui osent le dire. Au gouvernement, seule Rama Yade admet que le climat est mauvais. Ainsi que l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Député (non-inscrit) de l’Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, qui a quitté l’UMP début 2007, peut se permettre de dire tout haut ce que nombre de ses ex-collègues pensent tout bas.

En soutenant les ambitions de son fils, Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas tiré une balle dans le pied de la droite ?

Nicolas DUPONT-AIGNAN : il est carrément en train de scier la branche sur laquelle il a été élu. Il a porté pendant sa campagne un certain nombre de valeurs comme le mérite, le travail, qui sont aujourd’hui battues en brèche dans l’exercice du pouvoir. Son attitude brise le pacte républicain. Beaucoup de gens rejoignent aujourd’hui notre mouvement Debout la République, choqués par la nomination de Jean Sarkozy, et ils viennent pour la plupart de l’UMP. Dans son électorat, la désillusion à l’égard de Nicolas Sarkozy est à la hauteur des espérances suscitées.

Avec cette affaire et la polémique sur Frédéric Mitterrand, l’UMP ne tourne-t-elle pas le dos à son électorat ?

C’est une certitude. Cette inversion de valeurs n’est pas nouvelle. Depuis l’élection du président de la République, nous assistons à une vraie rupture : la dévalorisation de la fonction présidentielle. Nicolas Sarkozy agit avec la plus grande désinvolture, non seulement à l’égard du Premier ministre, mais aussi des parlementaires et surtout des Français. Dans la Ve République, le Président dispose de grands pouvoirs qui exigent de lui, en contrepartie, une rigueur et une exemplarité irréprochables. Sinon le risque d’une dérive vers un pouvoir personnel est grand. C’est le cas aujourd’hui. Le double langage est permanent. Les actes sont totalement contradictoires avec les intentions affichées. Trois exemples. Le président de la République a fait de la sécurité son fonds de commerce ; mais on réduit les effectifs dans les commissariats. Sur la régulation du capitalisme, il prône le retour du volontarisme public en économie - que je défends -, mais il donne de l’argent aux banques sans les contrôler. Il se fait le héraut du mérite au lycée, mais il organise l’arrivée de son fils à la tête de l’Epad. Cette schizophrénie ne peut pas durer.

Comment jugez-vous le manque de réactions des députés UMP ?

Un système de parti unique a été mis en place, d’où sont écartées les personnalités les plus fortes et celles qui réfléchissent. On ne peut pas attendre de leur part la dénonciation d’un système qui les nourrit. Je suis pourtant impressionné par le nombre de mes collègues qui se rendent compte des dérives et s’inquiètent de l’impasse économique et sociale dans laquelle le pays est entraîné. Quelques-uns tentent de résister à leur façon, mais la plupart n’osent pas franchir le Rubicon comme je l’ai fait en 2007, en dénonçant le candidat du show-biz, de la frime et du fric. Les parlementaires UMP évolueront le jour où ils auront le sentiment qu’une alternative à droite peut gagner. Je suis convaincu que les Français ne veulent pas du retour de la gauche et qu’ils ne supporteront bientôt plus le pouvoir sarkozyste. Il faut s’organiser pour préparer la suite.

Jean-François Copé pourrait incarner cette alternative à droite ?

J’ai l’impression qu’il mise plutôt sur 2017 que sur 2012. La question n’est pas de remplacer une personne par une autre, aussi brillante soit-elle. L’enjeu est de changer radicalement de politique. Malgré les beaux discours, ce gouvernement est en train d’échouer. Il ne remet pas en cause un système mondialiste de libre-échange intégral suicidaire pour nos emplois, un euro surévalué par rapport au dollar et une oligarchie bancaire étouffante pour nos PME. Tant que nous ne nous attaquerons pas aux causes du chômage, nous ne résoudrons rien.

Cette situation peut-elle nourrir un retour du FN ?

Si une droite républicaine et sociale n’émerge pas rapidement, un retour de l’extrémisme est à craindre. Beaucoup se sentent orphelins d’un vrai rassemblement gaulliste.

En intégrant la majorité présidentielle, Philippe de Villiers vous a dégagé le terrain du souverainisme ?

Ce n’est pas seulement la question de la souveraineté de la France qui est en jeu, mais la survie des principes républicains. L’effort économique à fournir dans les années qui viennent devra s’accompagner d’une vraie justice sociale. Nous en sommes loin.

09.10.2009

EDITO

Le tourbillon des petites polémiques n’en finit pas de sillonner notre pays qui, pourtant, n’en a vraiment pas besoin. Où s’arrêtera-t-on ? La politique spectacle (shows communicationnels incessants, « prises de guerre » avec la politique d’ouverture, « cagnottes » scolaires,…) a laissé la place à la politique people (grand déballage sur la vie privée d’Eric Besson, écho sur la nouvelle romance de Ségolène Royal,…), avant de sombrer carrément dans le sordide avec l’affaire Polanski et ses hallucinants prolongements.

Que révèle ce climat ? Outre le goût immodéré de notre temps pour l’immédiat, le sensationnalisme, même de bas-étage, ou encore la tentation de la transgression permanente telle qu’elle est montrée en quasi exemple dans les hautes sphères, l’air du temps reflète d’abord le vide du débat public, le renoncement de la classe politique à peser sur le cours des choses, par résignation ou laisser-faire. En effet, sorti des annonces fracassantes, des promesses tonitruantes jamais suivies d’effets (remontée de l’insécurité, retour de plus belle de la spéculation, abandon des ouvriers Gandrange,…), sorti des réformes dangereuses car pharaoniques (Grand Paris) ou taillées sur mesures pour les amis du Fouquet’s (libéralisation des jeux, bouclier fiscal,…), force est de constater que nos gouvernants refusent de s’attaquer à la racine des problèmes qui tourmentent nos concitoyens.

Face à la morne plaine de cette vie politique faite d’apparences et d’incantation, Debout la République se distingue précisément par sa volonté d’oser dire les choses et d’oser proposer les solutions audacieuses qui, seules, peuvent redresser le pays. Refuser de s’enliser dans les petites polémiques qui détournent de l’essentiel pour se consacrer encore et toujours aux vrais défis que doit relever la France, est en quelque sorte notre marque de fabrique à DLR. Et nous n’en changerons pas !

Nicolas Dupont-Aignan

27.11.2008

"La démocratie" des petites phrases

Dimanche, à la Mutualité, il s’est passé quelque chose. Toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette journée ont eu le sentiment de vivre un tournant. La naissance d’un vrai mouvement politique.

L’affluence (plus de 1 000 personnes alors que nous en attendions 600), le nombre de jeunes, la diversité des soutiens, le sérieux des débats constituent un formidable encouragement pour toute l’équipe DLR.

Par contraste la manière dont il a été rendu compte de ce congrès ne peut que surprendre, décevoir même.

Un journaliste connu me disait hier « quand on voit les heures d’antennes consacrées au psychodrame du PS, on ne peut manquer de s’interroger sur notre raison d’être ».

Bien sûr je n’escompte pas la même couverture. A l’évidence, beaucoup de médias ont fait écho de notre congrès (à la notable exception de France 2, RTL et Europe 1).

Pour autant, à quelques exceptions près, on a le sentiment que le fond des choses, le contenu, les idées, n’intéressent plus personne.

De mon discours, seul le passage sur l’UMP ou le PS ont été retenu. Rien sur l’analyse de la crise financière pourtant d’actualité, rien sur les moyens d’en sortir, sur la réforme de l’Europe ou sur la vision de la France que j’ai voulu détailler.

Or, comment faire vivre une démocratie, comment nourrir le débat public si les médias se concentrent uniquement sur l’accessoire pire l’accessoire des deux grands partis ?

Pourquoi s’étonner alors de voir les Français se ruer sur Internet ou les chaînes de la TNT qui laissent un peu plus de place au débat ?

A entendre certains journalistes, je suis convaincu qu’ils en souffrent autant que nous.

Mais derrière cet assèchement de l’échange intellectuel n’y a-t-il pas une volonté, consciente ou non, de normaliser la vie politique française à deux mouvements qui pensent la même chose sur l’essentiel ? Ou alors est-ce de la résignation, étant entendu que les engagements européens et internationaux de la France ne laissent plus aucune marge de manœuvre à la démocratie ?

Hors du bipartisan bien obéissant à la pensée unique, point de salut, à tout le moins de confort ?

Moyen bien commode de mettre le peuple français sous tutelle un peuple qui ne l’oublions pas a toujours été rebelle, par exemple, il n’y a pas si longtemps, en mai 2005.

Même si la tâche est difficile, nous ne devons pas nous décourager, la campagne européenne de 2009 sera l’occasion de parler aux Français !

Raison de plus pour nous mobiliser.

Par Nicolas Dupont-Aignan

15.11.2008

Congrès du 23 novembre : ils répondent « présents » !

Compagnons de route de la première heure, gaullistes de toujours fidèles à leurs convictions, républicains qui n’abandonnent pas, citoyens de bonne volonté qui veulent que les choses changent enfin, ils sont nombreux à avoir bâti Debout la République par leur travail d’élus, de militants et de sympathisants. Plusieurs d’entre eux témoignent du sens de leur engagement et du pourquoi de leur présence à la Mutualité, le 23 novembre.

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Christine Annoot, Président départemental du Calvados, Adjoint au Maire de Lisieux, chargé des affaires sociales

Parce que je me suis toujours fait une certaine idée de la France et de la République et que je ne peux me résoudre à voir notre pays et notre République menacés de s’éteindre, je me suis dès 1999 engagée auprès de Nicolas Dupont-Aignan.

Et si je suis encore là 10 ans après c’est que mes convictions n’ont pas faiblies et que la tâche ne me fait pas peur. Et la tâche qui nous attend n’est pas facile.

Elle n’est pas facile parce que le projet France construit génération après génération, siècle après siècle est en panne.

Le résultat est aujourd’hui évident : la République, moteur et ciment de l’unité nationale, de notre volonté de vivre ensemble est cassée.

Alors parce qu’en démocratie il y a toujours une autre politique possible, Debout la République s’est fixé pour objectif de présenter aux Françaises et aux Français un nouveau projet national.

Mon engagement, c’est qu’ensemble on redonnera un sens à l’homme, un sens à la vie de notre pays et à l’engagement politique :
- dans une République rénovée, dans une France souveraine et une Europe indépendante
- pour retrouver une croissance tournée vers l’emploi et non vers la spéculation boursière
- pour rétablir la cohésion sociale et nationale. Tout est à repenser. Tout est à reconstruire. C’est cela qui me rend enthousiaste.

Thomas Mann disait : " être jeune, c’est être spontané, c’est oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre".

Debout la République est jeune. Nous sommes la relève, et la relève elle agira … pour ne jamais subir.


Jean-Pierre Enjalbert, Président départemental du Val d’Oise, Conseiller général, Maire de Saint-Prix

J’ai adhéré à Debout la République il y a plusieurs années car c’est le seul mouvement politique qui sait concilier une vision européenne et mondiale réaliste avec la nécessité de toujours de servir l’intérêt supérieur de notre pays. En devenant un parti à part entière, DLR va accroître son audience et la force de son message vers nos concitoyens. C’est une nécessité au moment où le désarroi des Français ne cesse de grandir.



Thierry Grégoire, Conseiller Municipal du Touquet Paris Plage - 62 - Délégué National & Président Départemental Union des Métiers de l’Industrie de l’Hôtellerie – UMIH

Ce Congrès fondateur sera un moment essentiel pour Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan, à cette date un signal fort sera envoyé à l’ensemble des français, de la classe politique et médiatique. Cet acte fondateur positionnera Debout la République comme une force politique alternative, moderne et forte de propositions lors des prochaines échéances électorales ; la diversité des adhérents ayant rejoint notre mouvement, sans cesse croissant, démontre l’attente, l’intérêt du projet et des idées porté par Nicolas Dupont-Aignan.

Au-delà des sensibilités et des clivages politiques, Debout la République doit être le catalyseur, le porte parole des 16 millions de français trahis lors du référendum de 2005 et de tous les français déçus de cette politique déréglé : la restitution de la démocratie aux citoyens, doit être notre leitmotiv.

Venez nombreux à notre congrès fondateur si vous voulez que votre voix soit entendue pour une France de demain meilleure, une France rassemblant toutes les énergies au service d’une vision à long terme pour notre pays, c’est pour cela que je soutiens Nicolas Dupont-Aignan.



Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public

C’est une grande satisfaction que de voir Debout la République s’ériger en parti politique à part entière et j’y adhère avec conviction. Cette formation est désormais la seule qui puisse accueillir les promoteurs du modèle républicain et des valeurs gaullistes, abandonnées et même directement menacées par les autres partis.

L’UMP n’est plus qu’une officine de marketing politique peuplée d’opportunistes prêts à tous les renoncements pour satisfaire leurs différentes clientèles. Ses dirigeants n’ont plus ni conviction ni ligne de conduite et girouettent dans tous les sens au gré de l’influence des médias, des lobbies et du marché.

La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum, suffit à démontrer le mépris dans lequel les principaux partis tiennent les décisions populaires tout en se gargarisant cependant du mot « démocratie ». Leur adhésion au communautarisme et à la discrimination positive (c’est-à-dire au passe-droit ethnique et sexuel), leur abandon à peine camouflé des principes de laïcité et d’égalité devant la loi et leur empressement à ratifier des traités qui consacrent la confiscation des pouvoirs nationaux par une Union européenne a-démocratique et fortement anti-républicaine les discréditent définitivement.

Il était urgent qu’apparaisse non pas un simple courant mais un réel parti orienté vers la restauration de la dignité de la France et la défense des valeurs républicaines. Ce sera chose faite le 23 novembre.



François Morvan, Vive la République

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut le rassemblement de toutes les bonnes volontés, dans un parti indépendant des machineries politiques vendues à l’oligarchie médiatique et financière en faillite.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il incarne la rigueur et la volonté au service de l’intérêt général, parce qu’il veut la démocratie par le peuple et pour le peuple.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut une France capable d’entraîner les nations européennes dans une nouvelle perspective.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce que la crise globale de l’humanité exige l’imagination au pouvoir et que seuls l’amour de la liberté et le socle des valeurs républicaines peuvent la féconder.


Rachel Roussel, Secrétaire départementale du Var

J’ai pendant toutes ces dernières années suivi un homme politique qui défendait les valeurs de la famille, la probité en politique et la souveraineté nationale dans l’Europe des nations mais celui-ci a laissé tombé le flambeau que NDA a su reprendre avec panache et volonté.

Je retrouve chez lui, ce qui a motivé mon engagement initial dans un autre parti il y a une quinzaine d’années, qui sont toutes ces qualités d’homme de valeurs et de convictions, fidèle à un idéal avec en plus son attachement à l’esprit gaulliste.

Homme libre, humain, proche des gens, sincère et honnête mais aussi ouvert, moderne et constructif il représente pour moi le futur leader dont la droite française a besoin.

C’est pourquoi je soutiens donc NDA et DLR dans lequel je souhaite jouer un rôle actif.

Je serai donc présente au congrès fondateur de DLR du 23 novembre car ce sera pour moi la façon de montrer mon engagement tout en faisant participer les personnes que j’ai déjà commencé à rassembler dans le Var et qui ont envie de vivre l’aventure de DLR.

Ce congrès sera je l’espère une grande tribune pour diffuser nos idées et un renouveau de la vie politique en montrant qu’une autre voie est possible en dehors des appareils des grands partis et dans le respect des valeurs républicaines qui nous sont chères.


Laurent Seurot, Responsable national DLJ

Dans quelques jours se tiendra notre Congrès fondateur. Pour tous ceux qui, comme moi, sont engagés dans notre mouvement depuis un certain temps, c’est une grande date. Durant ces dernières années, nous avons traversé de nombreuses épreuves, parfois difficiles, et pourtant, nous sommes toujours là, plus nombreux et plus motivés que jamais !

Faire de Debout la République un authentique parti politique, c’est signifier à tout le monde que nous serons présents sur la scène politique pour longtemps et que nous jouerons, un jour ou l’autre, un rôle déterminant pour le destin de notre pays. En tant que responsable national de Debout les Jeunes, je reçois chaque jour des courriels de jeunes de toute la France, sensibles à nos idées et nos valeurs. Tous ces jeunes ont besoin d’un parti pour les représenter et pour faire entendre leur voix. Debout la République doit être ce parti !


Christine Tasin

Actuellement militante du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement, en Charente Maritime, je suis opposée à l’Europe anti-démocratique qu’on nous propose, j’ai milité pour le "non" au referendum de 2005 sur le T.E.C.E et, en février 2008, contre la ratification du Traité de Lisbonne, qui rend impossible une politique nationale alternative, avec un vrai projet de société, et donne des pouvoirs exorbitants à des hommes qui n’ont aucun compte à rendre au peuple.

Profondément laïque, j’ai milité en 2004 en faveur de la loi contre les signes religieux ostensibles à l’école et je fais partie, depuis août 2007, de la rédaction du journal en ligne Riposte Laïque, qui défend la laïcité contre les attaques de plus en plus virulentes des religions et, notamment, contre les attaques que subit l’égalité républicaine hommes-femmes, mise à mal par le port du voile imposé aux femmes, voile qui se multiplie d’une façon inquiétante dans notre pays.

J’assisterai au Congrès de Debout la République pour dire à quel point il me semble urgent que, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance, les républicains de gauche et de droite s’unissent pour construire un vrai projet républicain et restaurer notre souveraineté nationale confisquée par Bruxelles.


François-Xavier Villain, Député-Maire de Cambrai

Nicolas Dupont-Aignan et le mouvement Debout la République ont été de tous les grands combats pour la France et pour la République de ces dernières années. Nous le voyons tous les jours, ce n’est pas, à l’heure du tout-Europe et du tout-marché, une mince affaire ni une petite querelle !

C’est bien pourquoi j’ai toujours apporté mon soutien au combat gaulliste et républicain mené par Nicolas. Le Congrès fondateur de DLR sera à cet égard un temps fort de notre vie politique, celui qui verra enfin renaître un authentique mouvement défendant avant tout l’intérêt de la France et des Français, tout en proposant la seule politique européenne ouverte et réaliste : celle des peuples et des coopérations libres. Alors, retrouvons-nous le 23 novembre à la Mutualité !

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14.11.2008

Congrés fondateur

Par Nicolas Dupont-Aignan

Dans dix jours maintenant, Debout la République tiendra son Congrès fondateur. Le club gaulliste et républicain que j’ai fondé en 1999 avec des élus RPR refusant à l’époque l’engrenage du traité d’Amsterdam, deviendra alors un mouvement politique à part entière, pleinement engagé dans le combat politique et électoral.

La renaissance d’un vrai parti gaulliste et républicain, après la triste disparition d’un RPR peu à peu emporté par ses propres dérives euro-libérales, sonnera l’heure du renouveau d’une « certaine idée de la France ». Mieux, son renouvellement : car ce ne sont pas seulement des gaullistes de toujours qui répondront présents le 23 novembre, mais aussi les républicains patriotes de l’autre rive, ou encore des citoyens attachés à leur pays mais qui ne se sont jamais reconnus dans la logique « camp contre camp », exagérément entretenue par les deux poids lourds de la vie politique française. Bref, beaucoup des amoureux de la France, quels que soient leur parcours et leurs origines, nous rejoignent, et tous seront les bienvenus !

A l’heure de la crise mondiale, de l’épuisement d’une construction européenne qui a trahi les idéaux de démocratie et de Progrès, d’une présidence Sarkozy qui marie les contraires jusqu’à l’absurde, Debout la République va devenir, au service exclusif du redressement national, l’instrument d’une autre conception de la politique : humaniste, droite, viscéralement attaché à l’intérêt général et respectueuse du peuple français.

Dans dix jours, nous donnerons naissance au nouveau mouvement gaulliste et républicain qu’attendent les Français et nous prendrons date pour les élections européennes de juin 2009, notre première épreuve électorale sous nos propres couleurs. Des centaines d’adhérents, sympathisants et curieux se sont déjà inscrits pour être de la partie. Bienvenue à eux, et à vous tous qui, de plus en plus nombreux, nous rejoignez chaque jour à mesure qu’approche le jour J !

 

06.10.2008

1958-2008 : DLR rend hommage à la Vème République et appelle à renouer avec son esprit fondateur

Retrouvons l’esprit de la Vème République !

La discrétion qui entoure le cinquantième anniversaire de la Vème République est étrange. Comme s’il ne fallait pas rappeler trop fort les grands mérites d’une constitution que l’œuvre du temps ou le retour du régime des partis auraient peu à peu rabotés…

Le double tour de force de la Vème République léguée par le général de Gaulle est d’avoir :
- réconcilié la France avec des institutions durables et consensuelles, après plus de 150 ans d’instabilité chronique, émaillés de révolutions ;
- réconcilié la République avec un exécutif fort et stable, notamment assis sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

La grande force de la « Nouvelle République » mise en place en 1958, est ainsi d’avoir placé en son cœur la souveraineté populaire, laquelle selon le Général « se confond très exactement avec la démocratie ».

Mais cet esprit des institutions - c’est leur point faible - implique une pratique exigeante du pouvoir. Pour Charles de Gaulle, la force et la primauté de la fonction présidentielle nécessitaient en retour que son titulaire se soumette lui-même au peuple souverain et qu’il s’élève au-dessus des partis pour être le président de tous les Français. C’est bien entendu pourquoi le Général a démissionné de son mandat après l’échec du référendum d’avril 1969.

Mais tous ses successeurs n’ont pas fait preuve des mêmes scrupules : de révisions constitutionnelles en abandons de compétences à Bruxelles, la Vème République incarne désormais de moins en moins le peuple souverain. Au point que le Parlement a pu, dans un silence assourdissant, bafouer ouvertement le référendum du 29 mai 2005 en ratifiant un traité européen qui dépossède un peu plus les citoyens du pouvoir de décider de leur propre avenir.

La Vème République, pour retrouver la pleine adhésion des Français, doit s’attaquer aux dérives qui la minent :
- en rétablissant la supériorité du référendum et sa pratique régulière, afin de confirmer l’adhésion des Français à l’action présidentielle ;
- en permettant le retour d’un vrai multipartisme, le système bipartisan excessivement renforcé par le quinquennat et les réformes électorales récentes ayant tendance à étouffer la démocratie ;
- en garantissant un réel pluralisme médiatique, la détention des grands médias par des groupes privés tributaires de la commande publique rendant celui-ci incertain ;
- en établissant un vrai contrôle parlementaire sur les directives de Bruxelles et en limitant la boulimie de compétences de l’Union européenne ;
- en rétablissant le septennat qui, à l’inverse du quinquennat, garantit une vraie respiration démocratique du régime en dissociant élection présidentielle et élections législatives.

La Vème République demeure l’une des meilleures inventions institutionnelles depuis 1789, mais une invention qu’il est urgent, en son cinquantième anniversaire, de remettre sur ses deux jambes si on ne veut pas la voir péricliter.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du parti gaulliste
Debout la République
Contact Presse : 06 65 12 12 34

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25.09.2008

Si le berger laisse entrer le loup dans la bergerie, c'est au berger qu'il faut demander des comptes !

Le Président de la République à la tribune de l’ONU a fustigé ceux qui, après s’en être mis plein les poches, refusent de payer la note. La remarque est juste. Mais cela peut-il suffire ?

Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !

Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !

De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.

Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?

Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.

Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.

Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !

En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.

Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.

Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !

Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…

Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.

20.09.2008

Philippe de Villiers veut rassembler les souverainistes, je veux rassembler la France du 29 mai 2005

A l’occasion des Universités de rentrée du Mouvement pour la France, beaucoup m’interrogent sur les appels du pied de Philippe de Villiers à DLR pour la constitution de listes communes en juin 2009.

Au risque de décevoir les amateurs de « tambouille » électorale, à quoi servirait de vouloir rééditer 1994, 1999 et 2004 ?

Les Français ne veulent plus du folklore « euro ronchon ». Ils ne sont plus dupes des critiques des traités européens par ceux qui ensuite, une fois passées les élections, soutiennent les chefs d’Etat qui les ont signés.

Les temps ont radicalement changé. Un évènement majeur a eu lieu le 29 mai 2005, 55% des Français ont voté NON à la Constitution européenne. Quand comprendra-t-on que l’enjeu d’aujourd’hui n’est pas de mobiliser des souverainistes pour en faire « le flotteur droit » de Nicolas Sarkozy, mais de rassembler les Français autour d’un vrai projet de coopération européenne entre des nations respectées et maîtresses de leur destin.

L’élection européenne de juin 2009 est l’occasion historique de s’adresser à 16 millions de Français qui ont voté NON, sans oublier tous ceux qui regrettent d’avoir voté oui, et ont été trahis lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. Nos concitoyens attendent désormais le plan B, seul capable de réconcilier l’idée européenne avec les Nations.

Pour ce faire, comme je vous l’ai indiqué dans mon discours de clôture des Universités de rentrée de Debout la République, il faut un grand rassemblement des républicains de droite comme de gauche. C’est à cette condition seulement que nous seront capables de convaincre les Français qu’une autre Europe est possible. Lors du Congrès fondateur de DLR, le 23 novembre prochain à la Mutualité, je présenterai les grandes lignes de ce projet. Alors, toutes celles et tout ceux qui s’y reconnaissent pourront, d’où qu’ils viennent, nous rejoindre.

14:19 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, dlr, mpf, mrc

11.09.2008

Au lendemain de l'université de rentrée

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